Un univers miroir : la Traque

 

La Traque

 

Dimension double

Dès le début, j’ai souhaité faire un texte autour d’une promenade et des sensations qu’elle procure mais aussi raconter une poursuite mystérieuse, incompréhensible. D’un côté, la marche se devait d’être sereine et apaisante, tandis que de l’autre, avec la traque, il y a perte de cet univers paisible et plein de quiétude, amenant une course effrayante, une atmosphère quasiment nocive, emplie de danger. Enfin, au-delà de ces deux éléments, je souhaitais composer une ode à l’architecture, une poésie de la ville et de la nature mêlées, un texte étalant les sensations, plaisirs, bonheurs, joies d’une balade : l’air un peu froid, la beauté alentour, l’odeur des feuilles mortes, les bruits mécaniques et naturels,… Voilà tout ce que j’ai voulu rassembler et exposer dans ce texte.

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Prison de repos : le sanatorium

Le sanatorium

 

L’établissement du sanatorium

En réfléchissant, et en retournant au commencement, je découvre que l’idée du texte s’est développé bien loin de ce lieu lugubre : il y a environ un mois, je regardais un documentaire concernant les procès de Nuremberg. L’un des témoins présent était le dirigeant du camp d’Auschwitz, et lorsqu’il a parlé de la vie dans ce lieu, de manière assez inhumaine, j’ai imaginé les fours et vu d’immenses cheminées qui crachaient des cendres constamment, noyant les baraquements, les miradors, la maison, la campagne environnante dans un nuage, ou un brouillard perpétuel cendreux. (Je conseille Pluie de cendres et surtout Cendres sur les mains de Laurent Gaudé qui dessine quelque peu cette image.) Dans les jours suivants, j’ai réfléchi à cette image et ce que je pourrais en faire jaillir, et petit à petit, je me suis arrêté sur les fours, grossis en usine, aux cheminées, à la brique rouge mais sale. Et de cette dernière vision, ces briques, m’a fait songé au sanatorium de Waverly Hills.

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