EMBRASSER

Tout débute par un encerclement, ce EM qui encercle et enserre, ENSERRER qui se noue à EMBRASSER.

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ARCHITECTURE

Le premier élément qui saute aux yeux dès que l’on prononce ou lit ce terme est la présence du mot ART comme départ. Et l’architecture en est un, un qui rassemble et assemble.
Déjà, à cet instant, tout est présent : L’Architecture est Art. Il contient l’Art, le fabrique et en est.

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Volupté

Lucien fixait ses yeux dans le miroir.

La sonnette retentit dans l’entrée et il s’essuya les mains dans la serviette humidifiée, quitta son reflet, rejoignit la porte où il accueillit son invité, exact. Les doigts encore sur la poignée froide, le battant entrouvert, Lucien reçut sur ses lèvres celle d’Aymric, craquelées, à peine charnue, délicieuses, qui ne se détachaient pas, ne s’éloignaient plus, un baiser immense, infini, exquis. Aymric repoussa la porte d’une main, de l’autre, s’empara de la nuque de Lucien qui recula de plusieurs pas et continua de l’embrasser. Les deux hommes firent encore quelque pas maladroits en arrière, puis Aymric fit volte-face, entraînant dans son demi-tour Lucien, repoussa la porte et le plaqua contre le panneau. Ses doigts se crispèrent autour du cou de son amant. Continuer à lire … « Volupté »

Exploration

            Une grille rouillée, à la peinture noire écaillée, clôturait la route. Les mains sur le portail, il contemplait la vaste surface herbue, plantée de rares arbres aux branches nues et la maison, étriquée et haute, qui s’élevait au milieu. Sur cette plaine nue, elle attirait le regard et semblait garder et surveiller tout l’espace alentour. D’épais nuages coulaient dans le ciel et assombrissaient plus ou moins l’espace. N’ayant aucun obstacle à subir, le vent soufflait sur le paysage plat, et Martin resserra d’une main sa veste. L’autre toujours suspendu, il secoua d’un coup vif la grille qui ne s’ouvrit, ni ne se détacha malgré son état lamentable. L’homme ne relâche pas la barre et poursuivit son examen silencieux de la demeure qui s’obstinait à tenir debout. Enfin, lorsqu’il ne put plus la supporter, emplie de cette image, il regarda le mur d’enceinte en briques rouge, y recherchant une faille, trou ou point d’accroche. Cependant, la vue étant mauvaise, il s’écarta, avança d’un pas vers la droite, jeta un œil vers la gauche et se décida, reprenant sa marche qui longea la propriété. Continuer à lire … « Exploration »

Cercles

            Ses yeux s’ouvrent.

            Immobile dans son lit, dans la pénombre cendrée de la chambre divisée par deux rayons plus pâles, Julien fixait aveuglément le plafond grisâtre, encore mal éveillé, à demi-conscient. Dans ses oreilles, vibrait, très lointaine, incertaine et fantomatique, l’irritante alarme du réveil. Il se retourna, froissant ses draps qui frémirent avec délicatesse, et tendit son bras vers l’appareil silencieux, le pivota et découvrit l’heure tardive qu’affichait l’écran, insensible. En un instant, il se dressa dans son lit, rejeta la couverture au pied du meuble et se jeta au bas du matelas. L’homme, à demi-vêtu, enfonça ses pieds dans les vêtements qui sommeillaient sur le parquet, nonchalant, à l’endroit où il les avait quittés et délaissés la veille au soir, s’y emmêla et trébucha, chutant contre la vitre. Une demie minute d’ambiguïté, de perte, une légère douleur lorsqu’il se cogna contre le verre froid, puis il se reprit, ouvrit la fenêtre, repoussa les volets et eut la vision d’un ciel lourd, plombé, déversant une pluie fine et constante. Aucun nuage n’était visible, fondu les uns dans les autres, annonçant une journée humide. Continuer à lire … « Cercles »

Neige

Le silence enrobe la forêt. Les arbres et les buissons, nus, demeurent immobile, recouverts d’une épaisse couche de neige. Adossé à un tronc, assis sur le sol gelé et recroquevillé sur lui-même, il relève brusquement la tête, alerté par un amas de flocons qui chute et disparait dans un bruit mat. Continuer à lire … « Neige »